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Russes et Ukrainiennes

Russe ou ukrainien : dans quelle langue écrire, et comment le dire

Russe ou ukrainien : quelle langue pour écrire à une femme de Russie ou d'Ukraine ? Le choix, les sensibilités depuis 2022, les lettres propres, des formules.

Dans quelle langue écrire à une femme qui vit en Russie ou en Ukraine ? Dans celle que vous maîtrisez vraiment, français ou anglais, en lui demandant simplement laquelle lui convient. Le russe et l’ukrainien sont deux langues distinctes, avec des lettres, des mots et une histoire différents. Dire « bonjour » en russe à une Ukrainienne qui vous écrit en ukrainien n’est pas une faute grave si c’est fait avec le sourire, mais demander, plutôt que supposer, évite presque toute maladresse.

Cet article complète le pilier Telegram, Viber, WhatsApp : les codes pour écrire à une femme russe ou ukrainienne. Là, on parle du canal, du vouvoiement et des horaires ; ici, on parle de la langue elle-même : comment choisir, ce qu’il faut savoir de la situation linguistique en Ukraine depuis 2022, comment reconnaître les deux alphabets et quelques formules simples, avec leur prononciation approximative.

Deux langues, deux pays, pas de raccourci

Le russe et l’ukrainien sont deux langues slaves orientales, apparentées, ce qui explique que certains mots se ressemblent. Elles ne sont pas pour autant interchangeables : leur grammaire, leur vocabulaire, leur prononciation et leur orthographe diffèrent. Le français a deux mots pour deux pays, et c’est une bonne image : on ne confond pas la Russie et l’Ukraine, on ne confond pas non plus leurs langues.

Pour la personne qui vous lit, la confusion n’est jamais neutre. Elle peut passer pour de l’ignorance, voire pour un effacement de l’identité ukrainienne, notamment depuis l’invasion à grande échelle de février 2022. C’est pourquoi la règle de ce guide est de ne rien supposer : ni la langue, ni le pays, ni les opinions. Choisir une langue et choisir une messagerie sont d’ailleurs deux décisions distinctes : l’état actuel des applications utilisées dans les deux pays est détaillé dans Telegram, Viber ou WhatsApp : quelle messagerie en Russie et en Ukraine.

Ce que disent les enquêtes en Ukraine

Quelques chiffres aident à comprendre pourquoi la question est sensible. Ils ne servent pas à classer les gens, seulement à décrire un pays en mouvement.

Dans son sondage national publié le 19 mars 2022, Rating Group constate que la part des personnes qui considèrent l’ukrainien comme leur langue maternelle est passée de 57 % en 2012 à 76 % en 2022, tandis que celle du russe est passée de 42 % à 20 %. Dans la pratique quotidienne, le tableau est plus nuancé : le segment des personnes qui parlent surtout russe est passé d’environ 40 % en 2012 à 26 % fin 2021 puis à 18 % au début de la guerre, ces personnes se déplaçant surtout vers le bilinguisme, de 15 % à 32 %. Le nombre de ceux qui utilisent uniquement l’ukrainien à la maison passe, lui, de 44 % à 48 %. L’institut note que changer de langue est un processus progressif qui demande une adaptation, et que, selon lui, la langue est davantage une caractéristique régionale qu’une manière de penser. Il ajoute que les sympathies politiques tiennent moins à la langue de communication qu’aux opinions et à l’influence de la propagande. Autrement dit : n’en déduisez rien. Source : Rating Group, « The language issue in Ukraine ».

Le linguiste Volodymyr Kulyk, dont les travaux sont résumés par The Conversation en juin 2025, documente le même mouvement avec une autre enquête. En 2012, 44 % des Ukrainiens disaient parler principalement ukrainien, 34 % principalement russe et 22 % les deux. En décembre 2022, les proportions sont de 57,4 %, 14,8 % et 27,8 %. L’article précise que beaucoup de personnes abandonnent le russe volontairement en réaction à l’invasion, et que le mouvement est plus net dans l’espace public : au travail, l’usage de l’ukrainien passe de 41,9 % à 67,7 %, et la consommation de contenus en ukrainien en ligne de 11,6 % à 52,2 %. Voir : The Conversation, « Many Russian speakers in Ukraine have switched language ».

Une femme aux longs cheveux blonds, en tenue noire élégante, sourit à son smartphone sur un balcon, avec les lumières de la ville au crépuscule
Un message à la fois, dans la langue qui lui convient.

Ces deux sources décrivent des questions différentes (langue maternelle, langue d’usage, langue préférée) et ne sont pas directement comparables. Elles convergent sur trois points : l’ukrainien progresse nettement depuis 2022 ; une grande partie de la population reste bilingue ; et la langue de quelqu’un ne dit pas qui il ou elle est.

Le mélange, et la vie quotidienne

Il existe aussi un parler mixte, le surjyk (surzhyk en anglais), qui combine russe et ukrainien et qui est répandu dans certaines régions. DW le mentionne dans un reportage de 2025 sur les écoles de Kyiv, où l’on entend les deux langues dans la rue comme dans les classes. Pour vous, la conséquence pratique est simple : une femme d’Ukraine peut vous écrire dans un mélange, passer du russe à l’ukrainien d’un message à l’autre, ou utiliser l’une des deux langues avec sa famille et l’autre avec le travail. Ce n’est pas un signe de confusion ni de politique, c’est la vie ordinaire d’une société bilingue.

En Russie, le russe est la langue de communication courante et ce guide ne suppose aucune autre situation, mais le pays est vaste et compte d’autres langues. Là non plus, ne tirez de conclusion ni d’un prénom ni d’une ville.

Comment choisir la langue, concrètement

Voici une méthode en cinq gestes, à appliquer dans cet ordre.

  1. Écrivez d’abord dans votre langue, ou dans une langue commune. Le français, ou l’anglais si vous le pratiquez à l’aise. Ne vous lancez pas dans une langue que vous ne maîtrisez pas : des phrases fausses font plus de mal que de bien.
  2. Posez la question une fois, poliment. Par exemple : « Dans quelle langue préférez-vous que nous écrivions ? ». Si vous tenez à la poser dans sa langue, le tableau plus bas donne la phrase en russe et en ukrainien : n’utilisez que celle de la langue dont vous êtes sûr.
  3. Suivez son choix, sans commentaire. Si elle répond en ukrainien, vous n’avez pas à demander pourquoi, ni à lui dire que vous pensiez qu’elle parlerait russe. Si elle passe d’une langue à l’autre en cours de route, ne relevez pas.
  4. N’engagez pas la discussion sur la langue elle-même. Pas de question sur ce qu’elle « pense » du statut du russe en Ukraine, ni de réflexion sur la guerre à propos de la langue. Si elle aborde le sujet, écoutez : c’est le principe général de l’art de la conversation en ligne, qui consiste à écouter avant de parler.
  5. Reprenez ses mots. Son prénom tel qu’elle l’écrit, le nom qu’elle donne à sa ville, la façon dont elle se salue. Vous n’avez pas à corriger ni à normaliser.

Cette dernière règle est liée à un point de détail qui compte beaucoup pour certaines personnes : le nom de la capitale ukrainienne. Kyiv est la transcription de Київ, le nom ukrainien ; Kiev correspond au nom russe Киев. En français, les deux formes circulent. Le plus respectueux est de reprendre la forme qu’elle emploie elle-même, et la page Décalage horaire avec Moscou ou Kyiv utilise Kyiv pour cette raison.

Pour la partie traduction automatique, registre de langue, tutoiement choisi à votre place par l’outil, le réseau a publié un guide complet : Écrire à une femme russe ou ukrainienne : messageries, traduction et registre. Nous n’y revenons pas ici.

Deux alphabets proches, pas identiques

Le russe et l’ukrainien s’écrivent tous deux en cyrillique, ce qui donne l’impression, vu de loin, d’un seul alphabet. Pourtant, les différences sont faciles à repérer si l’on connaît quelques lettres. D’après la page de Wikipédia consacrée à l’ukrainien, quatre lettres utilisées en russe ne le sont pas en ukrainien (ъ, ы, э, ё), et l’ukrainien a quatre lettres propres que le russe n’utilise pas (є, і, ї, ґ). L’alphabet russe moderne compte 33 lettres, comme l’alphabet ukrainien, qui complète sa liste par une apostrophe.

Lettre Où la trouve-t-on ? Prononciation approchée Équivalent usuel en lettres latines
є ukrainien seulement « yé », comme au début de yeux ie, ye
і ukrainien seulement « i » i
ї ukrainien seulement « yi » ï, yi
ґ ukrainien seulement « g » dur, rare g
ы russe seulement un « i » prononcé en retrait, plus grave y
э russe seulement « é » ouvert e
ё russe seulement « yo » yo, io
ъ russe seulement signe dur, sans son propre aucun

Deux autres différences de prononciation méritent d’être connues. La lettre г se prononce [ɡ] en russe, mais [ɦ] en ukrainien, c’est-à-dire un son proche d’un h expiré : c’est pourquoi le prénom écrit Галина se lit Galina en russe et Halyna en ukrainien. Et la lettre и, qui se prononce [i] en russe, se prononce [ɪ] en ukrainien, un « i » plus relâché que la translittération courante rend par « y ».

Ces détails ne sont pas là pour vous faire parler la langue. Ils servent à reconnaître, en un coup d’œil, dans quelle langue elle vous a écrit : si vous voyez un і, un ї, un є ou un ґ, c’est de l’ukrainien. Si vous voyez un ы, un э ou un ё, c’est du russe. Un message sans aucune de ces lettres peut appartenir aux deux langues ; dans ce cas, c’est le vocabulaire qui tranche, et un traducteur automatique peut vous le confirmer.

L’apostrophe mérite une mention : en ukrainien, elle fait partie de l’orthographe, elle indique que la consonne qui la précède n’est pas adoucie devant la voyelle suivante. Si vous recopiez un mot ukrainien, gardez-la.

Quelques formules, version russe et version ukrainienne

Voici des formules courtes, avec une prononciation approximative pour un lecteur français. Elles complètent celles du pilier sur la messagerie. N’en utilisez qu’une colonne à la fois, celle de la langue dans laquelle elle vous écrit, et seulement si vous êtes sûr de la langue.

En français En russe En ukrainien
Bonjour (le matin) Доброе утро (dobroïé outro) Доброго ранку (dobroho ranku)
Oui, non Да, нет (da, niet) Так, ні (tak, ni)
Excusez-moi Извините (izvinité) Вибачте (vybatchté)
À bientôt До встречи (do vstrétchi) До зустрічі (do zoustritchi)
Bonne journée Хорошего дня (khorochévo dnia) Гарного дня (harnoho dnia)
Je parle mal le russe, l’ukrainien Я плохо говорю по-русски (ya plokho govoriou po-rousski) Я погано говорю українською (ya pohano hovoriou oukraïnskoïou)
Dans quelle langue préférez-vous écrire ? На каком языке вам удобнее общаться ? (na kakom iazyké vam oudobnéïé obchtchatsia) Якою мовою вам зручніше спілкуватися ? (yakoïou movoïou vam zroutchnichè spilkouvatysia)

Deux conseils pour utiliser ces phrases. D’abord, mieux vaut écrire la formule en cyrillique, puis la translittération entre parenthèses, que l’inverse : la personne lit vite ce qu’elle reconnaît. Ensuite, évitez de mélanger les deux langues dans le même message ; si vous écrivez « Доброе утро » à quelqu’un qui écrit en ukrainien, vous passez à côté de ce qu’elle essaie de vous dire de sa propre langue. Le moment idéal pour une formule dans sa langue est la fin d’un message, après le texte en français, comme une attention : « Dobroho ranku ! ».

S’adresser à elle par son prénom

L’ukrainien possède un cas vocatif, utilisé pour s’adresser directement à quelqu’un, alors que le russe l’a presque entièrement remplacé par le nominatif. D’après la même page de Wikipédia, le vocatif n’a été conservé que sous quelques formes figées en russe. En ukrainien, il reste vivant : Олена devient Олено, Оксана devient Оксано, Марія devient Маріє, Іван devient Іване. Quand vous écrivez en français, vous n’avez aucune raison de l’employer, et il faut mieux ne pas s’y risquer si vous n’êtes pas sûr de la forme. Mais si vous voyez une Ukrainienne s’appeler elle-même ainsi à l’écrit, ou si un message commence par « Олено, … », vous savez de quoi il s’agit : une forme d’attention, pas une faute.

Le choix entre vous et tu, lui, est traité dans le pilier. Retenez seulement qu’il se fait dans les deux langues avec le même réflexe : vouvoyer d’abord, et laisser l’autre proposer.

Une femme aux cheveux auburn, en robe en maille crème, écrit sur son téléphone, assise près d'une fenêtre sous la lumière d'une lampe
Le soir, à son rythme : la langue du message lui appartient.

Quand elle écrit dans une langue que vous ne lisez pas

Ce cas est très courant. Voici comment le traiter sans inconfort.

  • Copiez le message dans un outil de traduction pour comprendre, pas pour répondre. L’outil rend le sens général d’un message court, mais il ne sait pas toujours choisir le degré de politesse ; pour le détail, voir le guide du réseau cité plus haut.
  • Vérifiez en reformulant. Une phrase comme « Si je comprends bien, vous voulez dire… ? » écrite en français simple vaut mieux qu’une réponse approximative.
  • Répondez en phrases courtes, avec un seul sujet par message. Les traductions automatiques se trompent davantage sur les longues phrases pleines d’ironie ; on retrouve ce piège dans Humour écrit : éviter les malentendus.
  • Ne vous excusez pas à chaque message de ne pas parler la langue. Une fois suffit, avec un mot gentil.
  • Ne translittérez pas vous-même des mots que vous ne maîtrisez pas : une transcription approximative en lettres latines se lit mal. Préférez une formule recopiée en cyrillique depuis une source vérifiée.

Si, au contraire, elle vous écrit en français, répondez en français : c’est un effort de sa part, qu’il faut reconnaître sans le souligner à chaque phrase.

Quand elle change de langue

Un changement de langue en cours de conversation n’est pas une anomalie. Rating Group souligne que la transition d’une langue à l’autre est progressive. Kulyk, cité par The Conversation, note que beaucoup de personnes qui parlaient surtout russe se sont tournées vers l’ukrainien volontairement depuis 2022. Il peut donc arriver qu’une femme vous écrive d’abord en russe, puis en ukrainien, ou l’inverse, selon l’humeur, l’interlocuteur, l’appareil ou le moment.

La bonne attitude est la même qu’au début : suivre sans commenter. Ne demandez pas « pourquoi parles-tu maintenant ukrainien ? », ne dites pas « je préférais en russe » et ne cherchez pas à deviner un message politique dans un choix qui est peut-être purement pratique. Si vous souhaitez comprendre, une seule question suffit, posée avec simplicité : « Y a-t-il une langue dans laquelle vous êtes plus à l’aise ? ».

Cinq erreurs fréquentes avec la langue

  1. Confondre « russophone » et « russe ». Les enquêtes citées plus haut décrivent des Ukrainiens russophones ou bilingues : la langue n’est pas la nationalité. Parler de « Russes d’Ukraine » à une Ukrainienne est une maladresse.
  2. Parler de l’ukrainien comme d’un « dialecte » du russe. Ce sont deux langues distinctes, comme le rappelle toute présentation de l’ukrainien. Wikipédia relève que la question a été discutée au XIXe siècle, mais ce n’est pas le débat que vous avez à mener dans une conversation privée.
  3. Écrire « Kiev » ou « Kyiv » sans y penser, puis changer de forme d’un message à l’autre : reprenez celle qu’elle emploie.
  4. Utiliser un mot ou une phrase dans la mauvaise langue : « Привет » à celle qui écrit « Привіт ». Ce n’est pas grave, mais cela se voit.
  5. Lui demander de traduire à votre place sans proposer d’aide en retour. Une conversation équilibrée fait des efforts des deux côtés.

Et si vous voulez apprendre

Apprendre quelques mots est une bonne façon de montrer votre curiosité, mais il est préférable de s’y prendre par étapes. Choisissez d’abord une seule langue, celle qu’elle utilise le plus avec vous. Apprenez l’alphabet avant le vocabulaire : en une soirée, vous saurez lire les panneaux et les prénoms. Retenez dix formules, pas cent. Et demandez-lui comment elle prononce son prénom, sans lui demander de vous donner un cours. Une personne qui voit que vous faites l’effort d’apprendre sa langue, sans en faire un test pour elle, y est généralement sensible, même si rien ne le garantit.

Enfin, une remarque de prudence : si elle vous demande de passer sur une autre application, de cliquer sur un lien ou d’envoyer de l’argent, la langue n’a plus rien à voir avec le problème. Les signaux d’alerte sont rassemblés dans Sécurité et vie privée sur un tchat.

Pour résumer : une langue qui n’est pas la vôtre se respecte avant de s’imiter. Demandez, écoutez, reprenez ses mots, n’en tirez aucune conclusion sur la personne. C’est la meilleure façon d’être compris, dans une langue comme dans l’autre.

Questions fréquentes

Dans quelle langue écrire à une femme russe ou ukrainienne ?

Dans une langue que vous maîtrisez vraiment, le français ou l'anglais, et demandez-lui celle qui lui convient. Ne supposez ni qu'une Ukrainienne préfère le russe, ni qu'une Russe lit l'ukrainien. Une formule de salutation dans sa langue est appréciée, à condition de choisir la bonne langue.

Une Ukrainienne parle-t-elle forcément ukrainien ?

Pas toujours, ou pas seulement. Les enquêtes de Rating Group et de Volodymyr Kulyk décrivent un pays bilingue où l'ukrainien progresse depuis 2022, avec encore une part importante de personnes qui parlent russe ou les deux langues. Parler russe ne dit rien de l'origine ni des opinions de la personne.

Faut-il écrire Kiev ou Kyiv ?

Kyiv est la transcription du nom ukrainien Київ ; Kiev correspond au nom russe Киев, passé en français. Le plus simple est de reprendre l'orthographe qu'elle emploie elle-même quand elle parle de sa ville, et de ne jamais lui faire remarquer la sienne.

Quelles lettres distinguent l'ukrainien du russe ?

L'ukrainien a quatre lettres propres : є, і, ї et ґ. Il n'utilise pas ъ, ы, э ni ё, qui sont russes. La lettre г se prononce [ɦ], proche d'un h expiré, en ukrainien et [g] en russe, et le и ukrainien se prononce [ɪ].

Que faire si je ne parle ni russe ni ukrainien ?

Écrivez en français ou en anglais, avec des phrases courtes, et utilisez un outil de traduction seulement pour comprendre ses messages. Pour la politesse, le tutoiement et les pièges de la traduction automatique, un guide du réseau détaille la question.